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Le plaisir d’être accro au shopping

Le Plaisir D’être Accro Au Shopping

Je me suis toujours interrogée au sujet de mon comportement euphorisant quand je pénètre les portes des galeries Lafayette. Waw ! C’est magique ! J’ai le sentiment d’être Cendrillon au bal du prince charmant. C’est un instant féerique, et ils vécurent heureux… Merci à la sécrétion de dopamine. Ah cette hormone du plaisir et de la récompense dans notre cerveau !

L’être humain cherche le plaisir et évite le déplaisir. Ce circuit implique le cortex préfrontal, le septum, l’hypothalamus, l’amygdale, le nucleus accumbens et l’aire tegmentale dans notre cerveau. Ça se présente sous 4 paliers :

Désir = Je souhaite ça !

Action = Je cède, je paye !

Plaisir = Mon cerveau danse les molécules du plaisir

Satisfaction = Yes ! Waw !

Je trouve Nathalie Portman belle et sexy, et ce n’est pas un hasard si elle pose pour les parfums Dior. Ça porte à croire qu’avec ce parfum vous incarnerez la Portman attitude. On appelle ça en psychologie « le biais d’association ». Vous associez une star à un produit, de ce fait vous allez estimer de la valeur à cet article. On influence volontairement dans notre cerveau le circuit des afférences sensoriels, des éfférences motrices et le circuit dopaminergique.

Imaginez que vous êtes à New-York, un Mocha frappé à la main, vous vous rendez à un point de vente Manolo Blahnik. À peine mis un pas dans la boutique, vous vous sentez envahi par l’odeur de la chaussure haute couture.  Vous avez un coup de cœur pour un modèle, vous donnez votre taille à la vendeuse pour l’essayer. Dès que vous enfilez les chaussures de vos rêves à vos pieds, là de nouveau la magie du plaisir opère. Dans votre cerveau vous appuyez sur le bouton achat. La prise de décision est faite.

Et à cet instant, la vendeuse commence par vous dire, je suis désolée, et vous explique que vous avez été soumise à une étude scientifique, et qu’en réalité la paire de chaussure que vous avez essayé n’est qu’une copie du modèle original. Et là vous passez du plaisir à la déception. Que s’est-il passé ?

Pourtant le produit comportait des défauts visibles. Vous avez simplement été manipulé par l’uniforme, la gentillesse de la vendeuse et tout l’envers des décors. À cet instant vous avez vécu ce que l’on appelle l’effet placébo. Nous voyons ce que nous croyons. Le neuromarketing a même pensé aux phobiques des mathématiques. Ce n’est pas pour faire joli que l’on ajouté des couleurs aux prix en période de solde. C’est une ligne directive.  Le rouge pour le -50%, l’orange pour le -40%, le jaune pour le -30%. Il y a un lien très étroit entre les maths et la décision d’achat.

D’après une récente étude par l’université du Michigan aux États-Unis, une séance de shopping provoque un état de plaisir aussi intense qu’après un rapport sexuel. Dans notre société, on nous fait la promotion du plaisir, jusqu’à en confondre joie et plaisir.  Le plaisir est réalisé par le contact de l’objet extérieur. C’est un principe car il est de l’ordre de la nécessité. Alors que la joie est considérée comme l’état naturel de l’être humain. C’est un état d’âme, elle est la création d’une émanation intérieure.

Depuis la dernière étude menée par Suzane Lousse, experte en neurosciences, sur l’aspect thérapeutique du shopping, le gouvernement français a décrété de prendre en charge les séances de shopping par la sécurité sociale.

Enfin, je plaisantais… Bein quoi ? À chacun ses rêves !

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